Le son croustillant de Plateau Repas

Le son croustillant de Plateau Repas

Depuis un bon nombre d’années déjà, Berlin attire les artistes français comme un aimant. Plasticiens, écrivains, musiciens, photographes, ont contribué à faire de la ville le point de rendez-vous d’une scène culturelle foisonnante.
Berlin, carrefour international et créatif ?
Qu’en pensent les trois musiciens français du groupe Plateau Repas installés à Berlin depuis 2006 ?
Marianne, Valentin et Fleur composent depuis 2005 un croustillant Plateau Repas (sonore) aux influences très variées. Leur musique énergique et joyeusement bordélique se situe quelque part entre le hip hop old school, l’euro-dance des années 90, l’ électro punk et l’acid house… Sur scène le groupe déverse une intense hyperactivité à coups de musique catchy et de costumes flashy.

En quelques questions, du pourquoi au comment.

Qu’est-ce qui vous a attiré à Berlin ?
Marianne : L’horizon.
Fleur : La bière et la panure.
Valentin : La mode à petit prix.

Dans quel quartier de Berlin vivez-vous actuellement, qu’est-ce que vous y appréciez particulièrement ?
M : Kreuzberg a Schlesischestor en plein dans l’œil du cyclone.
F : Neukölln et j’y apprécie particulièrement les pizzerias vegan.
V : Neukölln et j’aime qu’on y trouve encore beaucoup de bazar de grenier.

Si vous vivez encore aujourd’hui à Berlin c’est parce que ?
M : C’est une ville dont les seules limites sont celles que l’on s’impose.
F : On y est encore un peu libre.
V : Tu peux toujours y être qui tu veux, faire ce que tu veux… Du moment que tu n’emmerdes personne. On y est encore libre, en effet.

Que pensez-vous de la scène musicale (et artistique) berlinoise actuellement ?
M : Berlin n’est pas le centre du monde mais demeure un bon incubateur car pour le coup tout le monde y passe ! Pour ceux qui y restent, c’est un laboratoire unique pour toutes les formes d’expression : art, musique, théâtre, design. L’avant garde grouille dans les studios peut-être plus que dans les programmations qui ont tendance à s’uniformiser.
F : C’est la Chine de l’art, plein de pièces européennes sont fabriquées ici, parce que ça ne coûte pas cher. Ensuite les pièces sont vendues ailleurs. Je trouve que les productions ont tendance à s’uniformiser, avec le reste de la ville mais il y a un gros afflux de personnes avec des idées neuves qui arrivent constamment, donc forcément il y a beaucoup de choses intéressantes.
V : Oui, comme dit Marianne, l’underground est moins mis en avant que dans le passé. Du coup, les tendances fascinent moins, mais effectivement ce flux constant de nouvelles personnes rafraîchit. Cela dit, je n’ai pas été franchement excité depuis longtemps.

Vos endroits préférés pour voir des concerts, faire la fête ?
M : Ausland, Acud, Roter Salon pour les concerts,  Ich Bin Ein Berliner festival au SO36  & Urban Spree pour la Rave n’ roll, West Germany (feu), Sudblock, Schwuz, Cocktail d’Amore pour la fiesta, Fahimi, Café Futuro, John Muir, Schloss Neuschweinsteiger pour les cocktails !
F : Le Schloss Neuschweinsteiger pour les meilleurs cocktails de la ville à prix défiant toute concurrence, sinon je recommande fortement ce que Marianne vient de citer, en ajoutant une visite obligatoire chez CFA et Bastian, deux galeries d’art contemporain situées dans le même building et le théâtre HAU pour sa programmation.
Autre conseil, allez faire un tour à la Gemäldegalerie, c’est génial !
V : Je rajouterais Griesmühle, Barbie Deinhoff’s pour une bière au milieu de l’intelligentia queer, l’association Schwuz-Arte pour des concerts gratuits de grands groupes… et bien entendu le Berghain, toujours et encore, nothing can compare !

Pour vous tenir au courant de l’actualité du groupe : Plateau Repas 

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